Résultats d'examens partiels me concernant, après l'empoisonnement criminel dont j'ai été victime le vendredi 22 mars 2002 :
Et je ne suis toujours pas une sorcière... Même la faussaire et criminelle Isabelle Johanny du TJ de Brest pourrait le confirmer, quoi qu'elle en dise : je ne suis pas une spécialiste du balai... Par contre, je me suis bien envolée avec mon parapluie, une fois, à l'âge de six ans, sur le chemin de l'école. Un beau et grand parapluie rouge (c'était ma période rouge, je voulais tout en rouge). Je suis retombée dans une flaque d'eau, une grande, une mare à canards... Aucun caméraman pour immortaliser la scène... ouf !
J'ai beau tenter de me faire encore plus petite que je ne le suis pour passer inaperçue (le gros QI, c'est terrible, ça vous attire des ennuis partout... à cacher autant que possible, donc), ça ne marche pas, ça explose tout le temps, partout :
C'est Morgan qui demande des comptes aux deux assassins Laurent et Sylvie Depierre, et elle n'a sûrement pas fini...
A propos, savez-vous que corneilles et corbeaux sont très reconnaissants quand on leur sauve la vie ? De notre côté, nous en avons fait l'expérience plus d'une fois : ils nous adorent et continuent à nous remercier avec de beaux cadeaux jusqu'à la fin de leur vie (jusqu'à 100 ans de longévité pour le corbeau).
Les pigeons aussi m'adorent. En fait, tous les animaux m'adorent.
Anecdote rigolote : une fois que j'attendais le métro, à Paris, au début de l'été 1988, dans une partie aérienne de la ligne, un pigeon est venu s'installer sur ma tête; il s'y trouvait tellement bien que j'ai eu du mal à m'en débarrasser quand le métro est arrivé; sur le quai d'en face, un homme muni de sa caméra sur l'épaule s'était mis à filmer dès qu'il avait aperçu la scène. Et deux ou trois mois plus tard démarrait une campagne de publicité pour des vêtements féminins genre Morgan*, constituée principalement du placardage un peu partout d'affiches géantes de la silhouette d'une fille avec un gros oiseau sur la tête... Je mettrais ma main au feu que j'ai bien inspiré ça...
Soit dit en passant, je travaillais déjà avec les coucous de l'Armée de l'Air, sur un projet classé Secret Défense, et devais d'ailleurs me rendre au boulot à la Cité de l'Air ou en revenir.
Morrígan (Mórrígan ou Morrigane ou Morrígu ou Morrighan ou Morgan ou Grande Reine ou Reine fantôme) est une déesse celtique irlandaise du Massacre et un personnage de la mythologie celtique irlandaise, qui semble avoir été considérée comme une déesse, même si elle n'est pas mentionnée explicitement ainsi dans les textes.
Dans certains récits médiévaux, La Morrigan fait partie du groupe des trois déesses de la guerre, aux côtés des déesses Badb et Macha, ou parfois Nemain.
Dans d'autres récits, les noms Morrigan et Badb sont utilisés
alternativement pour désigner la déesse irlandaise de la guerre, ou bien
sont toutes deux décrites comme des sorcières des Tuatha Dé Danann[1].
Dans plusieurs sources de la mythologie irlandaise, il est dit
que le véritable visage de La Morrigan serait Morrígu, dont le nom est
également Anu.
Ce qui laisse à penser que La Morrigan et Anu ne sont qu’une seule et même déesse, sous deux visages ou aspects différents.
La Morrigan est autant utilisée comme un nom pour Morrigu / Anu, qu’un titre pour Badb, Macha, Nemain…
Ensemble, elles forment la triade Na Morrigna.
Étymologie
L’origine du nom Morrigan ainsi que sa signification font encore débat. Une chose est sûre, son nom est issu de l’Irlandais ancien ou moyen et il apporte des indices sur l’identité de la déesse[2].
Trois hypothèses sur l’étymologie du nom Morrigan sont généralement retenues. Celui-ci pourrait signifier : « Grande reine »[2], « Reine des mers »[3] ou « née de la mer »[4], ou finalement « Reine Fantôme »[2].
La traduction la plus évidente serait la première. En effet, Mór en irlandais signifie « Grand » ou « Gros »[5] et rígan « reine »[5]. Les textes en Moyen Irlandais appuient cette interprétation puisque le nom y apparaît souvent avec un accent aigu sur le « o »[2]. Néanmoins, dans la majorité des cas la syllabe mor reste non marquée dans les textes, ce qui signalerait qu’elle a une origine et une signification différente[2]. « Grande Reine » pourrait en fait être une interprétation postérieure de copistes, qui, ne connaissant plus la signification de la syllabe mor, l’auraient remplacée par une syllabe proche dont ils connaissent le sens : mór[2].
Une deuxième interprétation viendrait du mot muir en irlandais ancien qui se traduit par « mer » ou « eau »[5]. Dans ce cas, le nom Morrigan voudrait dire « Reine des mers »[3] (muir- rígan) ou « Née de la mer » (muir-gen ou mori-gena)[4]. Ainsi, il serait encore plus facile de rattacher la Fée Morgane de la légende Arthurienne à la déesse Morrigan[2]. Toutefois le « r » de muir est palatisé et ne devient neutre qu’au génitif : mara, mora ou moro (selon les Contributions to a Dictionary of the Irish Language de la Royal Irish Academy[5]). Seulement ce génitif est très rarement employé ce qui viendrait contredire l’hypothèse d’une origine aquatique du nom[2].
Pour ce qui est de la dernière traduction « Reine Fantôme », elle retient l’attention de nombreux spécialistes comme Whitley Stokes[2]. Selon eux la syllabe mor serait apparentée au mot scandinave et germain mara et à l’anglo-saxon maere[2], qui serviraient de racine au mot anglais « nightmare » et au Français « cauchemar »[2]. Ces mots désigneraient un esprit féminin effrayant[2]. On retrouve le même sens dans le folklore Suédois où mara est une femme qui, la nuit, se métamorphose pour aller nuire au bétail[6].
Finalement, si la racine première de Morrigan est bien mor au sens esprit, la traduction appropriée serait reine esprit ou plutôt « Reine Fantôme »[2],[3]. Cette traduction est considérée comme la plus appropriée en l’état actuel des connaissances.
Mythologie
Fille d’Ernmas, des Tuatha Dé Danann, elle est unie au dieu-druide Dagda. Les généalogies du Lebor Gabála Érenn l'associent à ses sœurs Badb et Macha dont elle partage les fonctions au point que les spécialistes les tiennent souvent pour équivalentes[7].
Elle apparaît parfois comme un vol de trois corneilles ou comme un corbeau.
Selon Philippe Jouët, Morrigan serait la personnification de l’Aurore
présente dans différentes cultures indo-européennes ; c’est une
divinité complexe qui est à la fois la rivale et l’auxiliaire du héros
par excellence Cúchulainn[7]. Pareille à l'Aurore védique Ushas, elle se déplace sur les champs de bataille dans un équipage rouge[8], sur un char guidé par un cheval rouge qui n'a qu'une seule jambe[réf. souhaitée][4].
Déesse dite guerrière, elle n'est pas essentiellement une combattante, mais procède à la qualification des héros[Quoi ?][9]. Au
cours des guerres, elle apparaît sous diverses formes animales et pour
l’invoquer, il faut croasser. Entre autres pouvoirs qui lui sont
nombreux, elle peut inspirer la peur ou le courage aux guerriers.[réf. souhaitée][10]
Le culte réservé à la déesse Morrigan
Dans l'Antiquité,
il y aurait pu y avoir des cultes qui lui soient dédiés à des moments
précis. Par exemple lors de batailles ou lors de moments historiques
importants. Chaque divinité avait droit à un culte lui étant dédié. Dans
le cas de la déesse Morrigan, il est fort probable qu'elle ait reçu des
dévotions liées aux souverainetés, aux batailles et également lors des
rituels funéraires. On ne connaît pas grand-chose sur le culte dédié à
Morrigan. C'est-à-dire comment procédaient-ils ? Pour quelles
occasions ? Tout n'est que suppositions[11].
Néanmoins, ses autels
avaient une forme basique : un trou dans lequel on mettait les
offrandes en le recouvrant de terre. Parfois ses offrandes n'étaient
autre que les corps, les têtes coupées et les crânes des ennemis tués au
combat. En offrant les corps à la divinité, ils honoraient la valeur
héroïque de leurs ennemis. Sinon elle recevait des offrandes plus
classiques en tant que déesse de la guerre telles que des butins de
guerre, des armes, des armures, bijoux volés aux ennemis[11]. D'autres pouvaient ce référer à ses symboles tels que des plumes noires qui rappellent ses alliés les corbeaux ou sinon des fourrures qui soulignent son amitié pour les loups et les bêtes sauvages[12].
On sait que les guerriers celtes recevaient un rituel funéraire
assez spécial qui consistait à laisser leurs cadavres sur le champ de
bataille dans le but que les oiseaux charognards (en l'occurrence des
corneilles) viennent les manger. Les corneilles
étaient selon les croyances celtiques des incarnations de la déesse
Morrigan. L'idée était que celle-ci se nourrissait de leurs corps et
s'envolait dans le ciel rejoindre les dieux avec leur âme guerrière.
Pour les Celtes, cela était le rituel funéraire le plus sacré car il
mettait à l'honneur l'héroïcité des morts au combat et en même temps les
sanctifiait également. Les Celtes donnaient aussi en sacrifice aux
déesses de la guerre des animaux, en particulier des chevaux morts au
combat avec leur cavalier[11].
Dans le Táin Bó Cúailnge (la razzia des vaches de Cooley), sous l’apparence d’une belle et jeune fille aux sourcils roux, elle tente de séduire Cúchulainn,
qui refuse ses avances. Elle le menace sous l’aspect de différents
animaux et, pendant qu’il combat, elle s’enroule autour de sa cuisse en
prenant la forme d'une anguille[13].
Le héros s’en défait et la blesse. Il est alors absent du combat pour
un long moment, mais lorsqu'il revient combattre, il aperçoit une femme
qui lave ses vêtements ensanglantés dans la rivière. Il sait alors que
son heure a sonné.
Plus tard, c’est en corneille qu’elle assiste à l’agonie de Cúchulainn, perchée sur son épaule.
Source primaire
La Rafle des vaches de Cooley, récit celtique irlandais traduit du gaélique, présenté et annoté par Alain Deniel, L’Harmattan, Paris, 1997.
Postérité
Morrigan a, selon certains critiques, servi d'inspiration à la Fée Morgane. Morgane serait une variante gaélique de Morrigan et les deux personnages peuvent se transformer en oiseau[14].
Morrigan est une des 1 038 femmes représentées dans l'œuvre contemporaine The Dinner Party de Judy Chicago, aujourd'hui exposée au Brooklyn Museum.
Cette œuvre se présente sous la forme d'une table triangulaire de 39
convives (13 par côté). Chaque convive étant une femme, figure
historique ou mythique. Les noms des 999 autres femmes figurent sur le socle de l'œuvre. Le nom de Morrigan figure sur le socle, elle y est associée à la déesse Kali, quatrième convive de l'aile « I » de la table[16].
Culture populaire
Dans le jeu vidéo Assassin's Creed: Rogue le navire du personnage principal Shay Patrick Cormac se nomme le Morrigan, en hommage à ses origines irlandaises.
Morrigan est un personnage disponible dans le jeu vidéo Dragon Age: Origins
en tant que protagoniste de classe Mage et spécialisé en métamorphose
(tout comme le personnage mythologique qui se transforme en corbeau),
qui apparaît également dans Dragon Age : Inquisition.
Morrigan ou Mor est la cousine du grand seigneur Rhysand de la cour de la nuit, elle apparaît pour la première fois dans Un palais de colère et de brume, deuxième tome de la série Un palais d'épines et de roses de Sarah J. Maas.
Morrigan apparaît dans le jeu vidéo vampyr comme la mère ou encore la reine écarlate. Elle serait la mère de myrddin et des vampires ici désignés comme Ekkons.
Morrigan's Fury est un morceau de l'album Echoes of the wolf du groupe français Fenrir.
Morrigan est une vampire du Clan Brujah ayant régné sur une partie de l'Irlande dans le Monde des ténèbres.
Dans The Ancient Magus Bride, il est révélé dans le chapitre 84 que la déesse rencontrée plus tôt s'appelle Morrigan.
Morrigane Crow (version originale : Morrigan Crow) est le personnage principal de la saga Nevermoor.
Dans le jeu vidéo Hades II
il est possible de débloquer une variation d'arme appelée « Aspect de
Morrigan » dont la particularité est d'avoir un pouvoir nommé « Triade
sanglante »[17].
Notes et références
(en) J. Koch, Celtic Culture : A Historical Encyclopedia, 2006, p. 1314.
(en) Rosalind CLARK, « Aspects of the Morrígan in Early Irish Literature », Irish University Review, Vol. 17, No. 2, , pp. 223-236 (lire en ligne [archive]).
Jacqueline Genet, « Rosalind Clark : The Great Queens. Irish Goddesses from the Morrigan to Cathleen ni Houlihan », Etudes irlandaises, vol. 17, no 2, , p. 238–241 (lire en ligne [archive], consulté le ).
Aurore CHEMAMA, « Morrigann la Redoutable », Les grandes énigmes de l'histoire, Hors-Série n°6, juillet-août-septembre 2020, p. 26-29 (ISSN2647-6932).
Philippe Jouët, L’Aurore celtique dans la mythologie, l'épopée et les traditions, Yoran embanner, Fouesnant, 2007, p. 357 et suiv., (ISBN978-2-914855-33-4).
« Une femme rouge avec deux sourcils rouges était dans le char, et son manteau et son vêtement étaient rouges »La Rafle des vaches de Cooley [archive], p. 243.
(en) Carolyne Larrington, King Arthur's Enchantresses : Morgan and Her Sisters in Arthurian Tradition, I.B.Tauris, , 264 p. (ISBN9781845111137).
(en) Marjorie Burns, « Spiders And Evil Red Eyes: The Shadow Sides of Gandalf and Galadriel », dans Harold Bloom, J. R. R. Tolkien's Lord of the Rings, Infobase Publishing, , 208 p. (ISBN9781604131451), p. 86.
Plusieurs scientifiques chinois
liés à des technologies cruciales sont décédés ces dernières années,
dans un climat de confrontation croissante avec Washington.
Cette
inquiétude s'inscrit dans un contexte de rivalité stratégique intense
entre Washington et Pékin, sur fond d'évolutions majeures de l'ordre
mondial, pour reprendre les termes des dirigeants chinois et russes. |
Casey Horner via Unsplash
La figure montante de l'intelligence artificielle (IA)
militaire chinoise travaillait sur des scénarios d'invasion de Taïwan
lorsqu'elle est morte dans un accident de voiture inexpliqué, à Pékin, à
seulement 38 ans. Feng Yanghe, professeur à l'Université nationale des
technologies de la défense, s'était notamment illustré en remportant des
concours nationaux avec sa plateforme de simulation «War Skull», rapporte Newsweek.
Sa
mort, survenue le 1ᵉʳ juillet 2023, soulève encore de nombreuses
questions aujourd'hui. Pourquoi la nécrologie publiée sur le site
scientifique d'État Sciencenet.cn le décrit‑elle comme un homme «sacrifié»?
Pourquoi ce chercheur brillant, originaire de la province du Gansu,
a‑t‑il été inhumé au cimetière de Babaoshan à Pékin, un lieu
habituellement réservé aux élites du Parti communiste, aux héros de
l'État et aux martyrs révolutionnaires?
Le cas de Feng Yanghe s'inscrit dans une série plus large de
décès touchant des scientifiques de haut niveau impliqués dans des
domaines ultrasensibles, comme l'IA militaire, les armes hypersoniques
ou la défense spatiale. D'après des médias chinois et de la diaspora,
au moins neuf chercheurs sont morts en Chine dans des circonstances
brutales ou peu transparentes, tandis qu'aux États‑Unis les autorités
enquêtent sur onze cas de disparitions ou décès de scientifiques travaillant eux aussi sur des technologies critiques.
Cette
inquiétude s'inscrit dans un contexte de rivalité stratégique intense
entre Washington et Pékin, sur fond d'évolutions majeures de l'ordre
mondial, pour reprendre les termes des dirigeants chinois et russes.
La compétition de puissance passe largement par la science et la
technologie, qui conditionnent à la fois la performance économique et la
supériorité militaire. En Chine, la presse et les réseaux sociaux
évoquent le plus souvent des accidents de la route, des incidents aux
circonstances floues, ou ne mentionnent aucune cause, pour des
chercheurs âgés de 26 à 68 ans.
Tragique loi des séries?
Dans le cas précis de Feng Yanghe, le journal d'État China Daily indique qu'il quittait une réunion de travail à Pékin lorsqu'il est mort vers 2h35 du matin, alors qu'il travaillait sur une «tâche majeure» non précisée. Sciencenet.cn affirme qu'il a été «sacrifié dans l'exercice de ses fonctions».
Un spécialiste occidental de l'armée chinoise, qui suit ces dossiers et
s'exprime anonymement, souligne qu'on ne décrit pas habituellement une
victime d'accident de la route comme ayant «sacrifié» sa vie et juge «très étranges» l'heure de l'accident et l'inhumation à Babaoshan.
Ce chercheur rappelle que les décès recensés concernent des secteurs où se jouent des avancées décisives, technologiques et militaires,
susceptibles de changer la donne sur un champ de bataille. L'objectif
d'un éventuel adversaire ne serait pas nécessairement d'anéantir un
programme entier, mais de frapper quelques esprits particulièrement
brillants, afin de ralentir l'innovation et d'envoyer un signal
dissuasif au reste de la communauté scientifique. Pour l'heure il ne
s'agit néanmoins que d'une tragique loi des séries, comme aux
États-Unis.
Beaucoup (trop) d'accidents de voiture
Interrogée
par Newsweek, l'ambassade de Chine à Washington a déclaré ne pas être
au courant de ces situations et a insisté sur le fait que Pékin reste «attaché à la promotion du progrès scientifique et technologique par la coopération et une saine compétition». La Maison-Blanche,
de son côté, n'a pas commenté spécifiquement le cas chinois, rappelant
seulement que les services américains coordonnent leurs efforts pour
enquêter sur les décès de scientifiques et informer le public «sans devancer les conclusions».
L'idée
d'une «guerre des scientifiques» peut sembler extrême, mais l'histoire
récente montre que les chercheurs peuvent devenir des cibles politiques.
Un nombre non divulgué de scientifiques nucléaires iraniens ont été
assassinés –sans doute par Israël– dans le but de freiner le programme
atomique de Téhéran,
et d'autres sont morts lors de frappes israélo‑américaines en juin
2025. À ce stade, aucune preuve ne permet d'affirmer que les États‑Unis,
la Chine, la Russie ou d'autres États mènent une campagne concertée
d'élimination de scientifiques, mais les enjeux –nucléaires,
cybernétiques, spatiaux– sont tels que chaque décès inexpliqué attire
désormais une attention particulière.
D'autres
morts alimentent ce climat de suspicion. En décembre 2024, Zhang
Xiaoxin, 62 ans, expert des systèmes météorologiques spatiaux et
d'alerte précoce au Centre national de météorologie satellitaire, est
décédé dans un accident de voiture
après avoir reçu une haute distinction scientifique de l'armée
chinoise. En 2018, Chen Shuming, 57 ans, spécialiste en
microélectronique à l'Université nationale des technologies de la
défense et décrit comme le chef de file de la recherche et du
développement des puces d'armes de pointe, a lui aussi trouvé la mort
dans un accident de voiture.
En décembre 2023, le chimiste renommé Zhou Guangyuan, 51 ans,
membre de l'Académie chinoise des sciences et expert des polymères à
l'Institut de chimie physique de Dalian, est décédé sans qu'aucune cause
ne soit rendue publique, alors que les hommages saluaient sa capacité à
faire «ce dont le pays a besoin».
Plus récemment, en
février 2026, le spécialiste des technologies hypersoniques Fang
Daining, 68 ans, qui étudiait des matériaux ultrarésistants pour engins
spatiaux et moteurs avancés à l'Institut de technologie de Pékin, serait
mort à la suite d'un malaise soudain lors d'un déplacement en Afrique du Sud.
Coups de feu au gala de la presse à Washington : ce que l’on sait de l’homme suspecté d’avoir tiré
Donald Trump l’a décrit, dimanche, comme « une personne très perturbée », affirmant que ses écrits témoignaient d’« une haine des chrétiens ». Le président américain a aussi estimé que les enquêteurs disposaient d’« informations assez solides », évoquant une « haine ancienne » et une motivation qu’il a qualifiée de « religieuse ».
Le Monde avec AFP
Publié aujourd’hui à 18h23, modifié à 18h40 (republication de l’article du 26 avril 2026 à 13h33)
Temps de Lecture 2 min.
Des agents du FBI, devant la maison du suspect, Cole Tomas Allen, à Torrance (Californie), le 26 avril 2026. DAMIAN DOVARGANES/AP
L’homme armé qui a plongé dans le chaos un gala de la presse à Washington auquel assistait Donald Trump a été identifié, dimanche 26 avril, par des médias américains, qui citent des sources au sein des forces de l’ordre, comme étant Cole Tomas Allen, 31 ans, ingénieur en mécanique habitant Torrance, dans la banlieue de Los Angeles, en Californie. Les autorités américaines n’ont pas encore confirmé publiquement l’identité du suspect.
S’exprimant sur la chaîne Fox News, dimanche, M. Trump l’a décrit comme « une personne très perturbée », affirmant que ses écrits témoignaient d’« une haine des chrétiens ». « Lorsque vous lisez son manifeste, il déteste les chrétiens, ça ne fait aucun doute », a affirmé le président américain, parlant d’une personne « visiblement très dérangée ». Il a également estimé que les enquêteurs disposaient d’« informations assez solides », évoquant une « haine ancienne » et une motivation qu’il a qualifiée de « religieuse ».
Les enquêteurs analysent ses écrits, ont confirmé auprès de CBS News trois responsables fédéraux. Ces documents, rédigés sur papier, ont été retrouvés dans l’hôtel Hilton où il séjournait depuis plusieurs jours, et où se tenait le dîner de l’événement mondain. Ces responsables ont aussi rapporté qu’il avait transmis certains de ses écrits à des membres de sa famille avant l’attaque et que l’un d’eux avait alerté la police.
Pas de coopération
Des journalistes et un agent du FBI, devant la maison du suspect, Cole Tomas Allen, à Torrance (Californie), le 26 avril 2026. WILLIAM LANG/AP
Plus tôt dimanche, Todd Blanche, le ministre de la justice par intérim, a déclaré lors de l’émission « Face The Nation » sur CBS que le FBI avait mené dans la nuit plusieurs perquisitions, notamment au domicile du suspect ainsi que dans sa chambre d’hôtel, et avait saisi des appareils électroniques, en cours d’analyse.
Selon les premiers éléments, l’homme aurait agi seul et ciblait des hauts responsables de l’administration Trump. Le suspect, qui ne coopère pas avec les enquêteurs, devrait être présenté lundi devant un tribunal fédéral et inculpé de plusieurs chefs d’accusation, susceptibles d’être étendus au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête.
Interrogé sur d’éventuelles failles de sécurité, M. Blanche a écarté à ce stade toute remise en cause immédiate du cadre légal concernant la circulation des armes, soulignant que l’enquête devait d’abord établir les circonstances exactes des faits.
Auparavant, les autorités avaient expliqué qu’il était armé d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux, et qu’il était inconnu des services de police de Washington.
Master en informatique
Quelques heures après les coups de feu, le président américain a partagé une photo du suspect menotté, face contre le tapis. Un profil Linkedin au nom de « Cole Allen » montrait la photo d’un homme qui semble correspondre au cliché partagé par M. Trump. Sur ce profil, Allen se présentait comme un ingénieur passionné par le développement de jeux vidéo, établi dans la région de Los Angeles. « Ingénieur en mécanique et informaticien de formation, développeur de jeux indépendant par expérience, enseignant de naissance », pouvait-on lire.
Une personne du nom de Cole Allen a obtenu en 2017 un diplôme de premier cycle au California Institute of Technology, selon la cérémonie de remise des diplômes de l’école. L’année dernière, M. Allen a publié une photo de lui en toge de diplômé, affirmant qu’il en avait « terminé » avec son master en informatique à la California State University Dominguez Hills. Il a aussi publié un message au sujet d’un jeu indépendant qu’il a développé, intitulé Bohrdom, décrit comme un jeu de combat « fondé sur l’habileté, non violent ».
C2 Education, une académie de préparation aux concours sise à Torrance, a désigné Allen comme « enseignant du mois » dans une publication Instagram datée de décembre 2024. Dans cette publication, on voit un homme aux cheveux bruns avec un demi-sourire, portant un pull bleu marine à fermeture Eclair, les mains croisées dans le dos.
Selon NBC News, Allen a fréquenté le lycée Pacific Lutheran High School, dans la banlieue de Los Angeles, et faisait partie de l’équipe de volley-ball. Il était inscrit sur les listes électorales sans préférence de parti, a rapporté Los Angeles Times.
Selon les registres de la Commission électorale fédérale consultés par l’AFP, une personne nommée Cole Allen, identifiée comme enseignant à C2 Education à Torrance, a fait un don de 25 dollars (soit 21,35 euros) à un groupe collectant des fonds pour la campagne de Kamala Harris, la candidate démocrate lors de la présidentielle de 2024.
N-ième exercice de mauvaise foi de Thomas Durand sur le suaire de Turin...
Le "fact-checking" a eu payé... surtout quand les "ufosceptiques" s'attaquaient tous ensemble à la même famille d'ingénieurs français connus dans le nucléaire, la recherche spatiale, ainsi qu'à l'Armée de l'Air... entre autres... pour la calomnier à mort jusqu'à l'éradiquer complètement...
Mais aujourd'hui... on ne compte plus tous les revers de la bande : d'abord avec la femme ingénieure qui a bien toujours travaillé comme ingénieur d'études en informatique tant qu'elle a eu un emploi, et non comme "petite secrétaire hypernarcissique et atrocement méchante", ou je ne sais quoi d'autre, et est aussi capable d'aller se défendre seule contre plusieurs avocats et magistrats devant diverses juridictions, et naturellement d'y obtenir gain de cause, prouvant à chaque fois qu'elle n'est pas la débile mentale folle à lier dont les "zététiciens" ont assuré la publicité - mensongère - sur plusieurs de leurs sites à compter du printemps 2010... puis à propos du Covid 19 et de toutes les polémiques associées, Epstein et les réseaux pédocriminels, etc, etc...
Du coup, Thomas Durand s'est recentré sur son athéisme militant, une passion partagée avec François Vérove dit "le Grêlé" et quantité d'autres pervers sadiques :
Conquête spatiale : quand la France recrutait des ingénieurs nazis pour développer ses fusées
Récit
France
La ville de Vernon, dans
l'Eure, est le berceau de l'aérospatiale française. Au lendemain de la
Seconde Guerre mondiale, elle a accueilli des ingénieurs allemands, en
majorité d'anciens nazis, pour développer des moteurs de fusées. Pendant
longtemps, le passé de ces hommes a été passé sous silence. À
l'occasion de la Journée nationale en mémoire des victimes et des héros
de la déportation, une exposition lève enfin le voile sur leur
responsabilité au sein des camps de concentration.
"Les
premières avancées françaises dans le domaine des fusées sont liées à
une histoire sombre". Cette phrase inscrite sur un panneau, dans le
centre-ville de Vernon, constitue un véritable tournant. Pour la
première fois, une exposition permanente va permettre à cette ville,
située dans l'Eure, de regarder son passé en face. Inaugurée dimanche 26
avril à l'occasion de la Journée nationale en mémoire des victimes et
des héros de la déportation, elle met enfin en lumière la face obscure
de la conquête spatiale française.
Il y a 80 ans, en mai 1946, la
France a choisi cette cité normande pour implanter le LRBA, le
laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques. L'objectif ?
Permettre à l'Hexagone de développer sa propre technologie de lanceurs
civils et militaires.
"Vernon allait être un des principaux
contributeurs permettant à la France de devenir la troisième puissance
mondiale dans la course à la conquête spatiale après les USA et l’Union
soviétique. C'est ici qu'ont été développés notamment les principaux
propulseurs qui équipent les fusées Véronique (de 1948 à 1974), puis
Vesta, puis Viking, et Vulcain. À partir des années 1970, le site a mis
au point les moteurs des différents projets Ariane", décrit Laurent Thiery, historien à la Fondation de la Résistance.
Un cliché pris le 09 avril 1968 au centre spatial de Kourou, en Guyane française, du lancement de la première fusée Véronique.AFP - -
Pour parvenir à ce succès, le pays, qui accusait un retard considérable dans ce domaine au lendemain de la Seconde Guerre mondiale,
a cherché à employer des ingénieurs allemands. "Dès la fin de 1945, le
général de Gaulle donne l’autorisation aux services de renseignement de
les recruter directement sur le territoire du Reich. En particulier dans
la zone d’occupation française, il s’agit, à partir de contrats
particulièrement attractifs d’empêcher que ces cerveaux soient tous
récupérés par les Américains ou les Russes. C’est une véritable chasse
aux cerveaux qui est engagée pour retrouver les principaux acteurs
allemands du développement en matière de missile et d’aéronautique",
explique Laurent Thiery.
Attirés par les salaires, l’opportunité
de rester en Europe ou d’échapper à une capture par les Soviétiques,
environ 150 ingénieurs et chercheurs sont rapidement recrutés.
Quatre-vingt-dix d'entre eux sont envoyés à Vernon où ils s'installent
dans les hauteurs de la ville avec leur familles dans un lieu baptisé
par ses habitants Buschdorf, le "village de la brousse".
Ces
hommes ont acquis leurs compétences lorsqu'ils étaient au service du
Troisième Reich. Comme le souligne l'historien, "tous ont participé au
développement des fusées sur le site de recherche de Peenemünde sur la Baltique,
là où furent mises au point les principales armes spéciales des nazies
pour Hitler et en particulier la fusée A4-V2 entre 1937 et 1945". "Il
est toujours difficile de savoir si ces hommes étaient des nazis
convaincus, mais par la force des choses la majorité avait adhéré au
parti nazi", précise-t-il.
De triste mémoire, le site
de Peenemünde est devenu l'un des éléments du système concentrationnaire
nazi. À partir du printemps, plus de 2 500 déportés de Buchenwald, dont
400 Français, ont été envoyés à Peenemünde pour travailler à
l’assemblage des fusées. Les V2 ont aussi été assemblées entre 1943 et
1945 dans le camp de concentration de Mittelbau-Dora, situé dans le
centre de l'Allemagne. Plus de 60 000 déportés, dont 9 000 Français y ont été soumis au travail forcé.
Selon
Laurent Thiery, directeur du programme de recherche sur les déportés du
camp de Mittelbau-Dora, ces scientifiques allemands ne pouvaient donc
ignorer les conditions de production horrifiques dans les tunnels de
Dora, notamment l'ingénieur Karl-Heinz Bringer, recruté par la France en
1946 : "Il a confirmé y être allé à plusieurs reprises".
Pourtant
interrogé à ce sujet en 1986, celui qui est considéré comme le "père de
la fusée Ariane", relativisait le vécu des prisonniers : "Il déclare
que les conditions étaient celles de travailleurs classiques et que, je
cite 'les hommes qui étaient à Dora auraient pu vivre centenaires' et
que lui-même a pris un petit-déjeuner particulièrement copieux, etc. Des
propos particulièrement négationnistes comparés à la mortalité
effroyable connue par les déportés dans ce camp et estimée à près de 20
000 morts, dont plus de 4 500 français", insiste l'historien.
Pendant des décennies, la contribution de ces
ingénieurs à la machine de mort nazi a donc été passée sous silence en
France. Cela a été également le cas aux États-Unis où Wernher von Braun,
ingénieur dans le camp de concentration de Dora, est devenu après la
guerre le protégé des Américains. Père du projet Apollo et de la mission
qui conduit les premiers hommes sur la Lune en juillet 1969, il a vu son parcours criminel occulté par la NASA.
"Aucun
de ces hommes, ni en France ni aux États-Unis ne fut inquiété ou jugé.
Beaucoup ont obtenu les plus hautes reconnaissances", résume Laurent
Thiery. "Il fallait protéger l’intégrité de ces scientifiques dans le
contexte de l’après-guerre, de la reconstruction nationale et du
rapprochement franco-allemand. Clairement, on est dans l’application
d’une 'raison d’État' qui prime sur la volonté de justice et de
réparation des victimes.
L'ingénieur aérospatial Wernher von Braun, alors
directeur technique du centre de fusées de Peenemünde, rencontre des
officiers nazis de la Wehrmacht, lors d'une démonstration pour le
lancement de la fusée V-2, prévu le 20 juin 1944 en Allemagne.AFP - -
Une histoire qui ne passe plus
Des décennies
plus tard, cette omission a perduré. En 2023, une exposition a ainsi été
organisée à Vernon sur ces ingénieurs allemands. Tous y étaient
dépeints comme des héros de la conquête spatiale, sans aucune mention de
leur rôle dans les camps. Une absence qui a suscité la colère de
familles de déportés. Depuis, cette version de histoire ne passe plus.
En 2025, le conseil municipal de Saint-Marcel, dans l'Eure où Karl-Heinz
Bringer s'est éteint en 1998, a choisi de débaptiser une rue au nom de
l'ingénieur allemand après avoir pris connaissance de son interview
négationniste.
Le travail des historiens a aussi permis de rompre le
silence en permettant d'accéder aux archives mettant en lien une partie
de ces scientifiques avec les crimes du nazisme. La publication en 2020 du "Dictionnaire de Mittelbau-Dora", qui met en lumière le parcours de près de 9 000 déportés de France, a aussi contribué à ce revirement.
Dimanche
à l'occasion de l'inauguration de l'exposition, une dizaine de familles
de prisonniers envoyés dans ce camp vont recevoir un livre numéroté qui
rend hommage à leur parent. "C’était fondamental de pouvoir associer
des descendants, en particulier des familles originaires de l’Eure car
ce moment de bascule mémorielle est probablement la plus belle occasion
de rendre hommage au sacrifice de leurs parents", estime Laurent Thiery,
qui a encadré la réalisation de cet ouvrage.
Arrière petite-fille du déporté Camille Maireau,
Marjorie Prieux sera présente à Vernon. Son arrière-grand-père, un
résistant arrêté pour avoir aidé des réfractaires au STO, fabriqué des
fausses cartes d'identité et aidé des maquis de l'Eure, a vécu l'enfer
de Dora. Son parcours est inscrit dans le dictionnaire dont Marjorie
Prieux va recevoir un exemplaire : "Nous allons le montrer à toute notre
famille. Nous serons ses porte-parole. C’est un devoir de mémoire.
C’est notre histoire familiale dans la grande Histoire".
Rapatrié en France en mai 1945,
Camille Maireau est mort six ans plus tard des suites des mauvais
traitements subis en déportation, aux Andelys, à une vingtaine de
kilomètres de Vernon où se trouvaient certains de ses anciens bourreaux.
"C'est lourd de sens effectivement, mais nous sommes aujourd'hui en
temps de paix avec l'Allemagne", estime la quinquagénaire.
Cette
descendante de déporté n'a pas de ressentiment. Pour elle, cette
cérémonie marque avant tout l'amitié franco-allemande : "Nous savons
malheureusement que les guerres développent les avancées
technologiques. Finalement, les ingénieurs allemands ont mis leurs
savoirs à disposition du développement des fusées Ariane. Je pense que
c’est important de le rappeler au niveau historique. Mais nous devons
aujourd’hui, dans ces temps incertains, célébrer la paix entre nos deux
pays".
Si la mairie de Vernon, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu est le premier adjoint, a enfin pris conscience de ce passé, il reste encore du travail de mémoire à effectuer. Depuis 2019, l'ancien site militaire de la ville est devenu un "campus de l'espace". MaiaSpace,
une filiale d’ArianeGroup, y a notamment installé une usine de
mini-lanceurs réutilisable pour concurrencer notamment les modèles
produits par SpaceX d’Elon Musk. Un premier vol est prévu cette année.
Selon Laurent Thiery, les ingénieurs qui travaillent aujourd'hui
sur place ne sont pas assez sensibilisés à cette histoire. "Il est bien
triste qu'au cours de leur formation personnelle le passé des
scientifiques nazis et l’histoire de Dora ne leur soient pas enseignés",
constate-t-il. "L’actualité spatiale actuelle incite d’autant plus à
poser les limites éthiques que devraient respecter la science et les
projets politiques dans ce domaine, d’où l’importance de rappeler
l’histoire de l’Allemagne des années 1930-1940 et de la compromission
des scientifiques dans un régime criminel".